Le verre Sécurit

Le verre SECURIT

C’est une glace en verre trempé. Elle doit être polie et découpée avant la trempe. Ses fragments sont minuscules et non coupants. Sa résistance à la flexion est 5 à 8 fois plus élevée que des glaces ordinaires.

TREMPE DU VERRE

Un verre plat devient un produit de sécurité lorsqu’il subit un processus de trempe. La trempe du verre est un procédé qui modifie les propriétés d’un verre pour le rendre cinq fois plus résistant à la flexion et aux chocs thermiques. On provoque des tensions de compression et d’extension de façon permanente pour permettre une résistance qui fait du verre, un verre de sécurité. Il existe deux possibilités de traitement : la trempe thermique et la trempe chimique.

La trempe thermique

(Attention : ne pas confondre avec la recuisson du verre) Le volume de verre est chauffé jusqu’à 700°C (température où les molécules peuvent se déplacer), puis refroidit très rapidement et uniformément à 300°C par des jets d’air froid. Les couches externes sont refroidies en premier. La surface se rigidifie. Quand les régions internes se contractent à leur tour, elles «tirent» sur la surface et créent une tension résiduelle de compression.

Avec un verre épais, la trempe est d’autant plus forte si le refroidissement est rapide. Il est difficile de tremper une vitre mince car le refroidissement atteint trop rapidement la couche interne. Au-delà de 2/3 mm d’épaisseur, il est possible de tremper un verre thermiquement. En dessous de cette épaisseur, on pratique la trempe chimique.

Résultats 

  • La résistance à la flexion est accrue considérablement. Un vitrage de 8 mm résiste à une bille en acier de 500 grammes tombant d’une hauteur de 2 mètres tandis qu’une hauteur de 30 cm serait suffisante pour briser un verre non trempé.
  • Le verre se fragmente en une multitude de petits éclats non coupants en cas de brisure.
  • Le risque de casse par choc thermique est considérablement affaibli.
  • Le vitrage trempé résiste à des variations de température de 200°C. Il peut être exposé à une température allant jusqu’à 250°C.

La trempe chimique

Elle est plus facile à contrôler que la trempe thermique mais elle est plus coûteuse et réservée à des verres spéciaux (hublot pour avion). Le verre est immergé dans un bain salin (sel de potasse ou nitrate de potassium fondu) à 400°C pendant une durée de 12 à 36 heures (ou plus en fonction de la résistance désirée). Il y a compression très élevée sur une très faible épaisseur de la surface.

Résultats

  • Le verre est beaucoup plus résistant qu’un verre trempé thermiquement.
  • le verre trempé chimiquement présente, en cas de casse, la fragmentation typique d’un verre normal.
  • La trempe chimique permet le traitement des feuilles d’épaisseur fine (2-3 mm) quine peuvent être trempées avec le processus thermique.

Nous utilisons du verre trempé thermique d’épaisseur :

  • 10 mm pour les fonds et retours d’abri
  • 5 mm pour les affichages sous vitre
Entretien
  • Produits généralement adaptés aux vitres
  • Eau et savon

Ne jamais utiliser 

  • Des éponges à poncer et tout abrasif en général